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Hygiènes
Volume XV - n°4 Décembre 2007 Thématique Logistique
20.00 €
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Hygiènes
Volume XV - n°6 Janvier 2008 Thématique Prévention des risques infectieux dans les laboratoires d'analyses de biologie médicale
20.00 €
Résumé > Thématique Prévention des risques infectieux dans les laboratoires d’analyses de biologie médicale
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Hygiènes
Volume XIV - n°5 Novembre 2006 Thématique Évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
20.00 €
Résumé > Petite histoire de l’évaluation des pratiques professionnelles en médecine
B. Lejeune
Résumé. De la plus haute antiquité à nos jours, le souci de qualité pour répondre aux demandes des « clients » a toujours existé. L’évaluation des pratiques professionnelles que d’aucuns préfèrent nommer pratiques cliniques est l’une des missions des établissements de santé. L’élaboration d’indicateurs est un exercice difficile surtout si nous voulons avoir une vue globale sur les pratiques mais aussi sur les résultats. Ce bref et forcément incomplet tour d’horizon de l’évolution de la pensée et de la pratique dans le champ de l’évaluation attisera la curiosité du lecteur. Je ne peux que lui conseiller de se référer aux ouvrages cités.
Mots-clés. Pratiques Professionnelles – Évaluation – Histoire Contemporaine.
Point sur les actions d’incitation à la réalisation d’audit dans le programme national de lutte contre les infections nosocomiales
V. Drouvot, V. Salomon, B. Tran, P. Garnier
Résumé. L’audit est un outil de l’évaluation des pratiques. Il figure parmi les actions à mener du programme de lutte contre les infections nosocomiales 2005-2008, dans le cadre de l’amélioration de l’organisation des soins et des pratiques professionnelles. À l’échelon national, l’objectif est que les établissements s’engagent dans cette démarche d’évaluation des pratiques. Cet engagement est mesuré via le bilan standardisé des activités des établissements de santé, dans lequel ces derniers peuvent déclarer faire au moins un audit des bonnes pratiques. Le groupe de pilotage du programme de lutte contre les infections nosocomiales a proposé que dans la démarche d’incitation nationale, réalisée sous forme de circulaire, soit proposée une thématique annuelle nationale, avec la mise à disposition d’outils par les C.CLIN. L’emploi des solutions hydroalcooliques pour l’hygiène des mains par friction est le thème retenu pour l’année 2006. Ce thème est en lien avec l’indicateur de consommation des solutions hydroalcooliques du tableau de bord des infections nosocomiales. Enfin, la réalisation d’audit est prise en compte dans le calcul du score de l’indicateur composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales (ICALIN) de l’établissement.
Mots-clés. Audit – Programme National de Lutte contre les Infections Nosocomiales 2005-2008 – Solutions Hydroalcooliques.
L’évaluation des pratiques professionnelles
M. Rothan-Tondeur, S. Abdel-Malak
Résumé. Si la France a comblé son retard en matière d’évaluation des pratiques professionnelles, il n’en reste pas moins que les différents outils ne sont pas encore assez utilisés dans le domaine de l’hygiène hospitalière. Il s’agit de la mesure de la satisfaction des patients, du score d’utilisation des recommandations, de l’évaluation des connaissances, de l’étude de la consommation, l’audit des pratiques et ses frères l’audit des biens et matériels et les quick et very quick audits. Chacun de ces outils a de nombreux avantages mais aussi d’indéniables limites. Quelques exemples nous le montrent. Néanmoins pour réussir la mise en place de ces évaluations, quelques règles importantes sont à respecter.
Mots-clés. Évaluation – Pratiques Professionnelles – Audit – Erreur – Nécessité.
Évaluation des structures. Repères méthodologiques à partir de trois expériences
J.-L. Quenon, M. Eveillard, M. Brodin
Résumé. L’influence du management et de l’organisation sur la qualité et la sécurité des activités est très importante. L’évaluation d’une structure s’intéresse à ces domaines sensibles, elle a pour objectif d’apprécier la capacité de la structure à atteindre une mission préalablement définie. Ce type d’évaluation doit être réalisé par une structure extérieure reconnue. La démarche méthodologique comprend une explicitation de la stratégie, une analyse interne au regard de l’information disponible au sein de la structure, une évaluation externe auprès des utilisateurs et partenaires pour apprécier les résultats obtenus, leur pertinence et leur efficience, et la proposition de scénarios d’évolution des structures et des outils de gestion. Plusieurs repères méthodologiques importants sont donnés à partir de trois expériences d’évaluation de structures avec des périmètres d’action différents : une coordination régionale de lutte contre les infections nosocomiales, une équipe opérationnelle d’hygiène des établissements de santé, une unité de soins chirurgicale pour l’organisation de la prescription et de l’administration de l’antibioprophylaxie. Ce type d’évaluation devrait être mené régulièrement afin d’anticiper d’éventuels problèmes de fonctionnement, de veiller à l’adaptation de la structure et à garantir sa pérennité.
Mots-clés. Évaluation – Structure – Management – Organisation – Retours d’Expériences.
Le questionnaire « connaissance - aptitudes pratiques » (c.a.p.) comme outil d’évaluation des pratiques professionnelles. À propos d’une enquête sur les AES dans un établissement de santé
F. Binard, E. Capdenat-Raymond
Résumé. Le CLIN d’un établissement PSPH de la région bordelaise prévoyait de mettre en place un programme de prévention sur le thème des accidents exposant au sang (AES). Avant d’initier cette démarche, il paraissait nécessaire d’évaluer la sensibilisation du personnel de l’hôpital vis-à-vis des risques liés aux AES. La problématique du choix du type d’étude s’est alors posée. À partir d’une méthode particulière, l’enquête « Connaissance, attitude - opinion et pratique » (CAP), nous avons pu estimer la situation initiale, mesurer le niveau global de connaissances et de pratiques de tout le personnel exposé de l’établissement, et aider à la définition d’un programme de formation et d’amélioration. Cet article décrit la méthode CAP, assez peu rapportée dans la littérature, avec un éclairage plus centré sur la conduite de l’étude, ses avantages et ses difficultés, que sur la présentation des résultats obtenus. Tous les médecins, infirmiers, aides-soignants, manipulateurs radio, agents de blanchisserie et agents des services hospitaliers présents le jour de l’enquête ont été interrogés. Nos résultats ont mis en évidence un décalage entre les connaissances, attitudes, opinions et les pratiques « déclarées », ce qui nous a permis de mettre en place une démarche d’amélioration en renforçant la sensibilisation et la prise de conscience des professionnels vis-à-vis des risques AES.
Mots-clés. Évaluation Méthodes Santé – Audits Soins – Qualité Soins – Hôpital – Accidents Travail – Prévention Accident – Sang – Connaissance, Attitude, Pratique.
Intégrer l’audit de bonne pratique dans un programme de surveillance
A. Carbonne
Résumé. Les taux d’infections nosocomiales mesurés grâce à la surveillance mise en place dans les établissements de santé français sont, a priori corrélés à l’application des mesures d’hygiène et de prévention. Depuis 1996, les réseaux de surveillance mis en place par les CCLIN ont permis d’identifier des « taux de référence » pour les infections du site opératoire, les infections à bactéries multirésistantes, les bactériémies nosocomiales, les infections en réanimation et les accidents exposants au sang. Depuis 2001, des évaluations de pratiques sont incrémentées sur ces surveillances afin de mettre en parallèle l’évolution des taux et l’évaluation des mesures de prévention. Les résultats montrent rarement une corrélation évidente entre les deux. Ceci s’explique essentiellement par le caractère multifactoriel de la survenue d’une infection nosocomiale et ne doit pas remettre en question l’efficacité des mesures de prévention. L’évaluation des pratiques associée à la surveillance des taux d’infections permet d’objectiver des points d’amélioration éventuels. Elle s’inscrit de plus en plus parmi les outils d’appréciation de la performance des établissements. À quand un indicateur d’observance des bonnes pratiques à côté des indicateurs de résultats?
Mots-clés. Surveillance – Infections nosocomiales – Audit de Soins – Qualité.
Efficacité d’une action d’information sur la dispensation de vancomycine dans un centre hospitalier universitaire français
N. Floret, A. Muller, J.-M. Estavoyer, D. Talon
Résumé. Position du problème : En France, la situation épidémiologique inquiétante de la résistance bactérienne aux antibiotiques a conduit depuis plusieurs années les autorités et les sociétés savantes à mettre en place des recommandations visant à mieux maîtriser l’utilisation de cette classe thérapeutique. L’objectif de notre étude était d’évaluer une action d’information et de sensibilisation menée au sein de notre établissement auprès des prescripteurs en faveur du bon usage d’un antibiotique majeur en milieu hospitalier, la vancomycine. Méthodes : L’étude comportait trois phases : les phases 1 et 3, correspondant respectivement à l’observation et à l’analyse des indications relatives aux prescriptions de vancomycine avant et après une action d’information-sensibilisation des prescripteurs, se sont déroulées au cours du premier semestre 1999 puis au cours de la période allant d’octobre 2000 à mars 2001. L’action d’information-sensibilisation correspondant à la deuxième phase s’est déroulée fin 1999 et début 2000. Résultats : Au total, 214 prescriptions (66,7 %) étaient conformes aux recommandations, soit respectivement 126 (66,7 %) et 88 (66,7 %) au cours de la première et de la deuxième période. Seules deux circonstances de prescription ont vu leur taux de conformité évoluer de façon significative entre les deux périodes de surveillance, l’une dans le sens attendu (amélioration du taux de conformité), prescription empirique dans les unités où la fréquence de la résistance à la méthicilline chez S. aureus était faible (p < 0,01) et l’autre dans le sens inverse, prescription documentée en l’absence de circonstances légitimant l’emploi de la vancomycine (p < 0,001). À la réception de la documentation lors de traitements institués de manière empirique, les prescripteurs ont modifié leur prescription conformément aux recommandations dans 23 cas sur 43 (53,5 %) au cours de la première période et dans 17 cas sur 24 (70,8 %) au cours de la deuxième période (p = 0,16). Conclusion : Il nous semble pouvoir être intéressant dans la pratique de renouveler régulièrement ces expériences d’observation des pratiques et de rétro-information, susceptibles sur le long terme d’apporter une amélioration notable.
Mots-clés : Vancomycine – Conformité des Prescriptions – Recommandations – Rétro-Information.
Évaluation de la maitrise du risque infectieux dans les établissements de santé d’Aquitaine
C. Gautier, D. Pilles, D. Zaro-Goni, P. Parneix
Résumé. En 2003 et 2004, 162 établissements de santé de la région Aquitaine ont été sollicités par le Centre de coordination et de lutte contre les infections nosocomiales du Sud-Ouest (CCLIN SO) afin d’effectuer un état des lieux concernant la maîtrise du risque infectieux. Le référentiel utilisé pour cette auto-évaluation est un manuel conçu par le CCLIN SO. Ce document permet, d’une part, d’évaluer l’organisation et le programme de lutte contre les infections nosocomiales et, d’autre part, d’évaluer l’application sur le terrain de certaines pratiques d’hygiène. L’exploitation informatique de cet outil permet par ailleurs de générer des scores pour chacune des thématiques abordées, facilitant ainsi les interprétations et les comparaisons inter-établissements. L’objectif principal de ce travail est de présenter les modalités d’organisation de cette évaluation qui a concerné près de 85 % des établissements de la région. Cette forte mobilisation est révélatrice de l’intérêt porté par les professionnels de santé pour la prévention du risque infectieux. Cette enquête, à l’aide d’un outil d’exploitation simple, a facilité l’identification d’axes d’amélioration et la définition de programme d’action tant au niveau des établissements, qu’à l’échelon régional pour l’équipe aquitaine du CCLIN SO. Ce projet a été proposé depuis dans d’autres régions ; il sera reconduit en Aquitaine en 2006 afin d’évaluer la progression des établissements dans la maîtrise du risque infectieux nosocomial.
Mots-clés. Risque infectieux – Évaluation.
Évolution de la consommation des solutions hydro-alcooliques dans les établissements de soins dans l’inter-région Ouest de 2000 à 2004
B. Branger, H. Sénéchal, S. Bataillon, M.-A. Ertzscheid, R. Baron, F. Borgey, P. Thibon, N. Van Der Mee, N. Girard, M. Wiesel, C. Avril, F. Coulomb, J. Chaperon, B. Lejeune et les présidents de CLIN, les praticiens et infirmières hygiénistes de l’inter-région ouest
Résumé. Objectifs. L’étude avait pour objectif d’évaluer la consommation des solutions hydro-alcooliques dans les établissements de soins (ETS) de l’inter-région ouest en fonction de plusieurs indicateurs de 2000 à 2004. Méthodes. Une grille d’enquête a été adressée aux établissements de soins pendant cinq années de 2000 à 2004. Les items demandés étaient les suivants pour chaque année : type d’établissement, nombre de lits et places, nombre d’équivalents-temps plein, nombre d’entrées et nombre de journées-patients, consommation en litres et valeur monétaire des consommations des solutions hydro-aloccoliques (SHA). Des indices ont été calculés avec ces dénominateurs et exprimés selon les années et le type d’établissements en moyenne ou en médiane. Résultats. Sept cent quarante deux ETS ont répondu sur les cinq années avec un taux de réponse de 22 % à 30 % sur l’ensemble des ETS de l’inter-région. La consommation de SHA était en médiane de 0,4 litre/lit, 0,8 litre/poste, 1,8 litres/100 entrées et 1,2 ml/journée-patient. Sur les cinq années, la proportion d’ETS utilisant les SHA est passée de 69 % à 93 % soit une augmentation relative de 38 % et la consommation a augmenté en médiane de 0,5 ml à 2,0 ml/journée-patient, en particulier pour les CHU, les cliniques MCO et les hôpitaux locaux. La consommation des SHA représentait 9 % des consommations totales des produits d’hygiène des mains. Seulement, un établissement consommait plus de 20 ml/journée-patient.Les 27 ETS qui ont répondu les cinq années (18 % des réponses) ont augmenté les consommations pour tous les indices avec une consommation de SHA qui a progressé de 1,7 ml à 3,7 ml/journée-patient (p < 0,001). Enfin, 126 ETS ont communiqué pour 2003 et 2004 la consommation de 359 services : les services les plus gros consommateurs étaient les services de réanimation avec un total de 33 ml/journée-patient. Conclusions. Cette étude montre que l’évaluation des consommations solutions d’hygiène des mains est faisable. Les différentes solutions et les définitions des dénominateurs sont discutées et les indices sont analysés en fonction des objectifs. Le meilleur indice pour les hygiénistes est la consommation de SHA par journée-patient qui représente la référence en raison de l’efficacité de ce produit sur la réduction des infections nosocomiales. Cette consommation reste faible malgré une légère augmentation d’introduction et de consommation. La consommation permet de calculer des nombres d’utilisations par journée-patient, mais, en aucun cas, ne peut faire le lien avec des taux d’observance en raison du manque de référence du nombre d’opportunités. Les consommations par services sont plus pertinentes que les consommations sur tout un établissement.
Mots-clés. Désinfection des Mains – Solution Hydro-alcoolique.
Audit de l’hygiène des mains chez les médecins et infirmières anesthésistes au bloc opératoire à l’aide d’un enregistrement vidéo
C. Auboyer, J. Hajjar, M. Turco, C. Chalaye, C. Mathieu, P. Berthelot
Résumé. Un audit de l’hygiène des mains de l’équipe d’anesthésie (médecins anesthésistes réanimateurs_: MAR et infirmiers anesthésistes-réanimateurs : IADE) a été réalisé au bloc opératoire. Afin de faciliter l’interprétation de la qualité des pratiques, cette évaluation a été effectuée, avec l’accord des participants, par enregistrement vidéo centré sur les mains. Un consensus entre hygiénistes et anesthésistes a été obtenu concernant l’appréciation des opportunités nécessitant une désinfection des mains et le port de gants. L’observance globale de la désinfection des mains avant un geste était de 29,4 %, meilleure pour les IADE (36 %) que pour les médecins (22 %, p < 0,001), de 27,6 % après un geste (13 % pour les médecins, 38 % pour les IADE). La désinfection fait appel dans 91,6 % des cas à une solution hydro-alcoolique. L’usage des gants n’est pas adapté à l’indication dans 17 % des cas (taux similaire pour les MAR et les IADE). L’ablation des gants se fait de manière adaptée dans 80 % des cas. Lors de l’intubation et de la pose de voies veineuses le port de gants est de presque 100 % pour les IADE alors qu’il n’est respectivement que de 70 % et 60 % pour les MAR. Globalement les procédures d’hygiène des mains ont été considérées comme « parfaitement correctes » et « correctes » dans 57,9 % des cas pour les IADE et 47,8 % pour les MAR (p = 0,001). L’analyse des enregistrements vidéo a également permis de voir que des améliorations pouvaient être apportées en termes de protection de la contamination de l’environnement. Ces enregistrements apportent également un support intéressant pour l’enseignement et l’amélioration des pratiques.
Mots-clés. Hygiène des Mains – Audit – Évaluation des Pratiques - Anesthésie.
Évaluation du lavage des mains dans une structure de soins à domicile
M.-F. Cazauran
Résumé. Une structure d’hospitalisation et de soins à domicile telle que « Santé service Bayonne et région » est confrontée, tout comme les établissements hospitaliers « classiques » aux risques de transmission de germes pathogènes manuportés. La prise de conscience de cette réalité a permis la création et l’activation d’un Comité de lutte contre les infections nosocomiales en 1998. La première mission du CLIN, outre l’élaboration de protocoles de soins, a été de vérifier l’application du geste qui, au quotidien, fait barrage aux transmissions croisées : le lavage des mains. Après une première autoévaluation portant sur le lavage simple des mains au domicile du patient, il s’est avéré nécessaire d’établir un plan d’action spécifique et de réaliser un audit des pratiques par observation directe. Après description de la méthodologie, il est procédé à une analyse des données recueillies. Trente-deux professionnels ont été audités. Les résultats observés sur 334 fiches renseignées font apparaître que 71 % des soignants effectuent un lavage des mains en arrivant et en partant du domicile ; 67 % ont une pratique bonne et adaptée, et la durée du lavage est correcte pour 61 % d’entre eux. D’autre part 93 % des malades souscrivent aux modalités de fourniture : savon liquide et essuie-mains en papier. Ces résultats montrent l’implication du personnel ainsi que celle des familles dans la lutte contre les infections nosocomiales au domicile du malade.
Mots-clés. Audit – Infections Nosocomiales – Lavage des Mains – Savon Liquide – Essuie-mains en Papier – Hospitalisation à Domicile.
Évaluation de l’engagement de 198 établissements de santé du Sud-Est de la France dans la maîtrise de la résistance bactérienne aux antibiotiques
A. Savey, E. Caillat-Vallet, T. Fosse, J. Fabry et le comité de pilotage du réseau BMR sud-est
Résumé. Une enquête multicentrique a été effectuée par le CCLIN Sud-Est afin d’évaluer l’engagement des établissements de santé dans la maîtrise de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Un auto-questionnaire a été adressé en juillet 2005 aux établissements de l’inter-région avec un taux de participation de 24 %.
Les mesures permettant de réduire la transmission croisée des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) sont largement adoptées parmi les 198 établissements répondants même si des efforts restent à fournir concernant la communication, la formation et l’évaluation des pratiques professionnelles. Sur le plan de l’organisation, trois ans après la forte incitation nationale concernant le bon usage des antibiotiques, seulement 54 % des établissements ont créé un comité des antibiotiques, 36 % disposent d’un médecin référent en antibiothérapie et 30 % d’une informatisation des prescriptions. Un renforcement des moyens, tant humains qu’informatiques, est nécessaire à la poursuite du programme. La situation évolue positivement en terme d’actions : prescription nominative renseignée (71 %) ; dispensation nominative (75 %) avec une liste des antibiotiques à dispensation contrôlée (42 %) ; surveillance des BMR (86 %) et de la consommation des antibiotiques (85 %) ; recommandations locales pour l’antibioprophylaxie (92 %) ou l’antibiothérapie (45 %). D’autres aspects sont à améliorer comme la réévaluation systématique du traitement (47 %), les audits de prescription (30 %) et la formation. Cet état des lieux a permis au CCLIN Sud-Est d’identifier des actions prioritaires d’accompagnement afin que les établissements de l’inter-région puissent compléter leur stratégie de maîtrise de la résistance bactérienne aux antibiotiques.
Mots-clés. Antibiotiques – Bactéries multirésistantes – Recommandations – Audit multicentrique.
Hygiène et qualité, une nécessaire convergence
C. Sabatier, J. Hajjar
Résumé. Au sein d’un établissement de santé, les responsables du service d’hygiène et du service qualité et gestion des risques s’appuient sur leur expérience et leur vécu pour décrire, au-delà de leurs spécificités, la logique commune qui anime ces deux structures. Cette logique est confortée, notamment par le socle commun à l’hygiène et à la qualité tel qu’il figure dans la procédure d’accréditation. Des exemples concrets d’actions menées en convergence montrent les nombreux avantages à travailler ensemble, même si la présence d’obstacles est indéniable. La plupart de ces difficultés sont surmontables si chacun tient compte de l’expertise de l’autre et si une communication régulière et efficace est instaurée. La réflexion sur la nécessité d’une telle interface pourrait s’appliquer à d’autres activités transversales pour une vision globale des actions à mettre en œuvre dans un établissement de santé.
Mots-clés. Hygiène – Qualité et Gestion des Risques – Expertise – Convergence – Transversalité.
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Hygiènes
Volume XIII - n°6 Décembre 2005 Thématique Infections Nosocomiales Virales
20.00 €
Résumé > Editorial
L.-S. Aho-Glélé - B. Lejeune
Infections nosocomiales virales : un sujet qui reste d’actualité
B. Pozzetto - P. Berthelot - T. Bourlet
Longtemps sous-estimées, les infections nosocomiales (IN) virales ont fait l’objet d’une attention grandissante au cours de ces dernières années. Elles se distinguent des IN bactériennes ou fongiques par au moins trois caractéristiques essentielles : leur spectre pathologique à prédominance respiratoire, digestive et systémique, la variabilité de la période d’incubation, rendant difficile leur reconnaissance, et les populations qui en sont la cible : individus aux âges extrêmes de la vie, immunodéprimés et personnel soignant. Cette revue est l’occasion de faire le point sur l’actualité des IN virales (SRAS, vaccination grippale des personnels de santé, IN à norovirus et à rotavirus, hépatite C, virus transmis par les greffes …), en insistant sur la nécessité de sensibiliser les acteurs de santé au risque viral nosocomial et de rappeler l’existence de moyens simples et efficaces (respect des précautions standard, hygiène des mains, port de gants, de masque et de surblouses, vaccinations …) capables de limiter la diffusion des virus à l’hôpital.
Mots-clefs. Infections Nosocomiales – Virus – SRAS – Grippe – Gastro-entérite – Hépatite C – Transplantation – Prion – Transfusion de Produits Labiles – Précautions Standard – Vaccin – Personnel Soignant.
Importance croissante de virus comme pathogènes nosocomiaux et méthodes pour la maîtrise environnementale
Dr Syed A. Sattar
Quelque 200 virus pathogènes humains sont déjà connus et des virus supplémentaires sont découverts régulièrement. Des liens sont aussi établis entre des virus et des maladies avec des étiologies et des états considérés jusqu’à maintenant comme non infectieux. Beaucoup d’infections virales peuvent aussi causer des atteintes organiques à distance de l’épisode infectieux ou chronique avec des impacts supplémentaires considérables sur les systèmes de santé. Non seulement ces virus causent des infections dans la population, mais beaucoup sont des pathogènes nosocomiaux significatifs. L’immunosuppression plus fréquente causée par le sida, les thérapies de cancer et les transplantations augmentent les effectifs du réservoir de personnes avec une réceptivité plus accrue envers les virus. Des facteurs démographiques et sociaux, tels que l’augmentation de l’espérance de vie, l’évolution des styles de vie et des voyages plus fréquents et rapides, augmentent l’impact des virus sur la santé humaine. Malgré tout cela, il n’y a pas de découverte récente en matière de vaccins et de chimiothérapie contre de tels pathogènes. De plus, les affirmations quant à l’activité anti-virale de nombreux désinfectants commerciaux sont douteuses à cause de méthodes de tests inappropriées. Cela oblige à revoir les stratégies préventives et la recherche afin de mieux comprendre la propagation par l’environnement des virus et la mise en place de mesures sophistiquées de maîtrise des infections. Dans ce contexte, des microbicides plus sûrs et plus fiables sont développés pour décontaminer les mains, les appareils médicaux à usages multiples et les surfaces de l’environnement. Des efforts continus et des collaborations internationales doivent continuer dans ce domaine pour réussir à réduire les impacts des infections virales sur l’économie et sur la santé.
Mots-clefs. Antisepsie – Désinfection – Maîtrise de l’environnement – Maîtrise des infections – Microbicides – Infections nosocomiales – Virucides – Virus.
Infections nosocomiales à rotavirus
B. Branger - H. Sénéchal - S. Bataillon
Les infections nosocomiales virales (INV) à rotavirus (HRV) sont observées chez les enfants de moins de 3 ans hospitalisés et, plus rarement, chez des personnes âgées en hospitalisation. Le mécanisme principal d’acquisition est la transmission croisée à partir des patients porteurs communautaires de HRV en période épidémique hivernale.On estime que près de 5 à 10 % des enfants hospitalisés dans les services de nourrissons acquièrent une INV à HRV alors qu’ils en étaient indemnes à l’entrée. Les facteurs d’acquisition sont : la durée de séjour, le jeune âge, l’existence d’une bronchiolite, le séjour en chambre double et la proximité d’un enfant avec diarrhée. La prévention repose sur l’application des précautions standard basées sur les procédures suivantes : désinfection des mains par lavage ou par friction avec une solution hydro-alcoolique, le port de gants et de blouse en cas de risque de projections, bio-nettoyage de l’environnement avec des produits actifs sur HRV, organisation du service avec des unité saisonnières, précautions lors des visites des médecins, précautions d’entrée en salle de jeux… L’application des précautions particulières et de l’isolement commence lorsque l’enfant porteur de HRV ou susceptible de l’être est admis. L’évaluation de la politique de prévention repose sur la surveillance des IN avec rappel des familles au domicile pour reconnaître les diarrhées nosocomiales apparues après la sortie en raison de durée de séjour courte.
Mots-clefs. Rotavirus – Infection Nosocomiale – Précautions Standard – Isolement
Infections nosocomiales à coronavirus humains chez l’enfant
A. Gagneur - S. Vallet - R. Baron
Les coronavirus humains (HCoV) sont des virus à ARN très répandus, ils sont responsables d’un tiers des rhumes chez l’adulte. Le pouvoir pathogène chez les enfants reste controversé, essentiellement en raison des difficultés de diagnostic virologique. Des nouvelles méthodes de biologie moléculaire offrent de nouvelles perspectives dans la connaissance de ces infections. Récemment, un intérêt grandissant s’est manifesté pour les HCoV en raison de l’identification d’un nouveau CoV associé au syndrome respiratoire aigu grave (SRAS). Deux nouveaux CoVH ont été identifiés comme responsables d’infections respiratoires chez l’enfant : le «New Heaven Coronavirus» (HCoV-NH) et le HCoV-NL 63 au Pays-Bas. Deux autres HCoV sont connus depuis 30 ans (le HCoV-229E et le HCoV-OC43) mais c’est seulement récemment que le HCoV-229E a été reconnu en tant que cause importante d’infections nosocomiales virales respiratoires (INVR) chez les enfants à haut risque. Nous avons déjà rapporté que le HCoV pouvait être impliqué dans les INVR des nouveau-nés. Dans une étude prospective de 3 ans employant des nouvelles techniques de biologie moléculaire, nous avons confirmé ce rôle prépondérant. Sur 639 enfants, 181 présentaient une infection à HCoV, dont 106 infections nosocomiales. Trois épidémies liées au HCoV ont été enregistrées en 1998 avec une incidence globale de 27,8 % chez les nouveau-nés. La prématurité était un facteur de risque important, 67 % des grands prématurés avec un âge de gestation de moins de 28 semaines étaient atteints. Chaque épidémie était associée à une grande prévalence d’infection à HCoV chez le personnel, ce qui suggèrerait une transmission croisée. Le rôle pathogène des HCoV chez les prématurés hospitalisés semble désormais validé. Les membres du personnel pourraient être impliqués dans la transmission de ces infections virales. L’infection pouvant être asymptomatique chez le personnel, la mise en œuvre de mesures de prévention contre la diffusion de la maladie est plus difficile mais, néanmoins, très importante pour la santé de ces enfants.
Mots-clefs. Coronavirus Humain – Enfants – Nouveau-né – Infections Nosocomiales – Transmission par le Personnel.
Infections dues au Virus Respiratoire Syncytial
B. Lejeune - L.-S. Aho-Glélé
Les infections nosocomiales virales dues au Virus Syncytial Respiratoire ont été cliniquement décrites dès 1937, soit bien avant l’isolement du virus (deux sous types A et B). Elles touchent tous les âges de la vie, surtout les extrêmes, en particulier les nourrissons. Les réinfections sont possibles. Leur survenue est saisonnière (hiver et printemps), avec circulation concomitante des deux types du virus. Le virus pénètre dans l’organisme soit par voie respiratoire, soit par contact, en particulier au niveau des yeux et du nez. Le personnel des services est souvent contaminé et constitue également un réservoir. Dans un certain nombre de circonstances, la distinction entre acquisition nosocomiale et communautaire est bien difficile à faire.
En période épidémique, deux ordres de mesures doivent être prises : les précautions gouttelettes et les précautions contact.
Mots-clefs. Virus Respiratoire Syncytial – Infections Nosocomiales – Épidémiologie – Précautions Standards – Précautions Gouttelettes
Infections dues au virus de la varicelle et du zona et leur prévention
L. Maulin - C. Chidiac
Résumé. Le VZV est un agent infectieux très contagieux qui se transmet principalement par voie aérienne. Le cas index est le plus souvent une varicelle plus rarement un zona. Les mesures à prendre pour prévenir la transmission nosocomiale dépendent du service d’accueil. En plus de l’éviction ou l’isolement strict du cas index, indispensable dans les services accueillant des patients immunodéprimés, un screening du personnel soignant visant à repérer les sujets sans antécédent de varicelle pour les vacciner et les redéployer pendant la période contagieuse est souhaitable. La vaccination anti VZV proposée dans les 72 h qui suivent le contact et l’aciclovir quand ce délai est dépassé sont deux mesures préventives efficaces.
Mots-clefs. VZV – Varicelle – Zona – Infections Virales Nosocomiales
Transmissions nosocomiales de l’hépatite C de patient à patient, liées à l’anesthésie générale dans l’inter-région Nord en 2001-2002
A. Carbonne - V. Thiers
Depuis fin 2001, le C.CLIN Paris-Nord a mené les investigations autour de quatre épisodes de cas groupés d’hépatites C survenus dans des établissements de santé de l’interrégion (4 cas groupés dans 2 établissements, 3 cas dans le troisième et 2 cas dans le quatrième). Lors de chaque investigation, un cas « source » porteur du virus était le premier patient VHC positif dans le planning opératoire. L’hypothèse de la transmission nosocomiale aux patients suivants s’appuyait essentiellement sur les signes cliniques d’hépatites virales aiguës, l’absence d’autres facteurs de risque connus d’hépatite C et le caractère groupé des cas. L’analyse des procédures a montré dans tous les cas que le seul facteur commun était l’administration intraveineuse de produit anesthésique. Chacune de ces investigations a montré ou suggéré que des pratiques d’injections à risques, comme les partages de flacons anesthésiques ou de seringues entre patients avait permis la transmission de patient à patient du virus. Elles ont également montré que des précautions « standard » n’avaient pas été respectées. L’étude phylogénétique des souches virales a confirmé le lien entre les cas « source » et les cas acquis pour trois investigations. Pour un des cas, l’étude phylogénétique montre une homologie des souches du cas « source » et du cas index, mais sans pouvoir affirmer le lien entre eux. Suite au premier épisode rapporté, la SFAR a rappelé les recommandations en matière d’hygiène éditées en 1997, puis consacré un éditorial au sujet. Par ailleurs, les C.CLIN ont diffusé largement ces recommandations aux professionnels de l’hygiène hospitalière. Les quatre établissements de santé ont effectué un rappel de patients exposés. Aucun autre cas acquis n’a été identifié par ces rappels. Ces quatre épisodes doivent être l’occasion de réactiver la vigilance vis-à-vis du risque infectieux au cours de procédures qui exposent au sang.f
Mots-clefs. Hépatite C – Infections Nosocomiales – Anesthésie Générale.
Infection grippale et à virus respiratoire syncytial chez les sujets âgés vivant en institution
A.-G. Andrieu - M. Rothan-Tondeur - J. Belmin
Les deux principaux virus responsables d’infections respiratoires basses chez le sujet âgé sont le virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial (VRS). L’infection à virus respiratoire syncytial (VRS) est désormais reconnue, au même titre que la grippe comme une cause importante de mortalité et de morbidité chez les personnes âgées qui vivent en institution. Malgré des taux de couvertures vaccinales contre la grippe importants, la grippe n’a pas disparu des institutions gériatriques. Le virus de la grippe et le VRS sont responsables d’épidémies d’infections respiratoires dans les institutions de personnes âgées, avec des taux d’attaque dépassant parfois 50 % et une mortalité significative. Il est vraisemblable que le personnel soignant et les visiteurs jouent un rôle important dans l’introduction de ces virus dans l’institution. C’est pourquoi la vaccination anti-grippale est actuellement fortement recommandée aux membres du personnel qui travaillent au contact des sujets âgés. Il n’existe pas pour le moment de vaccin contre le VRS.
Les manifestations cliniques de la grippe et de l’infection à VRS sont très semblables et il est impossible de les distinguer cliniquement. Dans un contexte d’épidémie, il est indispensable de faire un diagnostic virologique précis pour identifier le virus en cause. En effet, la grippe relève de mesures pharmacologiques particulières qui seraient inefficaces en cas d’infection à VRS. En effet il existe désormais, pour la grippe, un traitement chimioprophylactique post-contact (oseltamivir).
Mots-clefs: Âge – Institutions Gériatriques – Grippe – VRS.
Isolement et Infections Nosocomiales Virales
L.-S. Aho-Glélé - B. Lejeune
L’isolement constitue un moyen de prévention des INV et complète les « précautions standard ». Les premières recommandations du CDC concernant les isolements des maladies infectieuses apparaissent en 1970. Elles ont depuis été complétées et modifiées, avec introduction des isolements par catégories. L’excrétion virale conditionne la période de contagiosité dont la connaissance permet de limiter la propagation des virus. Les mesures d’isolement des INV ne sont pas différentes de celles utilisées pour les bactéries. Elles combinent « précautions standard » et « précautions particulières ». Ces dernières doivent être mises en œuvre devant toute suspicion d’INV, d’autant que la majorité des porteurs de virus est asymptomatique mais excrète ces virus.
Mots-clefs. Infection Nosocomiale Virale – Isolement Infectieux – Excrétion Virale – Précautions Particulières – Maîtrise et Prévention
Activité virucide des antiseptiques et désinfectants
D. Huchon-Bécel
L’évaluation de l’activité virucide des antiseptiques et désinfectants est complexe et n’a pas fait encore l’objet de normalisation européenne. La sensibilité aux virus est variable et fonction de la présence ou non d’une enveloppe. Les essais normalisés nationaux en France (norme AFNOR T 72 180) et en Allemagne sont décrits ainsi que les essais non normalisés sur les virus de l’hépatite B, le HIV et les virus de substitution.
Mots-clefs : Virucidie – Désinfectants – Normalisation Française.
Chimioprophylaxie des infections nosocomiales virales
Pr. C. Rabaud
La chimioprophylaxie des infections nosocomiales virales reste encore aujourd’hui un domaine mal exploré. La prophylaxie des infections nosocomiales virales repose d’abord et avant tout sur le respect de mesures d’hygiène et sur la prophylaxie vaccinale. La chimioprophylaxie des infections virales s’est d’abord développée dans des domaines autres que celui des infections nosocomiales: prévention des infections communautaires de l’immunodéprimé et/ou de l’immunocompétent. En ce qui concerne les infections virales nosocomiales deux situations particulières seulement font aujourd’hui l’objet de « recommandations » précises: la chimioprophylaxie de l’infection VIH chez les soignants victimes d’un accident exposant au sang au contact d’un patient VIH+ ou suspect de l’être et la chimioprophylaxie de la grippe chez les patients fragiles hospitalisés en période épidémique dans un service où des cas de grippe ont été observés. Pour la première, les situations justifiant d’un recours à la chimioprophylaxie antirétrovirale post-exposition au VIH sont désormais bien codifiées. La seconde recommandation relative à la chimioprophylaxie de la grippe est beaucoup plus récente, encore peu connue et sa légitimité reste discutée par certains.
Mots-clefs. Infections nosocomiales – Virus – Chimioprophylaxie – Accidents exposant au sang – VIH – Grippe.
Infections nosocomiales virales : augmentation de la durée de séjour et impact économique
E. Piednoir
Introduction : Les infections nosocomiales virales (INV) représentent au moins 5 % des infections nosocomiales. Le but de ce travail est de réaliser une synthèse des études publiées sur l’impact économique et l’augmentation de la durée de séjour imputable aux INV. Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique a été réalisée sur MEDLINE. Ont été exclues toutes les études portant sur les accidents d’exposition au sang chez le personnel soignant. Résultats : Huit études ont été recensées. Le coût par cas des INV varie de 720 à 9419 e selon le type d’infection et la population touchée. Le coût par cas d’une gastroentérite nosocomiale (GN) s’élève selon les études de 1322 à 1930 euros. L’impact économique d’une bronchiolite nosocomiale (BN) varie de 2814 à 9410 euros/cas. Enfin, l’accroissement de la durée de séjour liée aux INV varie de 3,1 à 8,1 jours pour les GN et de 10,7 à 66 jours pour les BN. Discussion-Conclusion: Même s’il convient d’interpréter ces données avec prudence, elles permettent néanmoins d’avoir une idée de l’impact économique qu’ont les INV. Si celles-ci sont le plus souvent bénignes, leurs conséquences économiques ne doivent pas être négligées d’autant que des moyens de préventions simples et efficaces existent.
Mots-clefs. Infection – Nosocomial – Rotavirus – VRS – Coût – Durée de séjour.
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Hygiènes
Volume XIV - n°1 Thématique Information des patients exposés à un risque viral hématogène nosocomial Guide Méthodologique
20.00 €
Résumé > Introduction
Première partie - Contexte et revue de la littérature
Chapitre 1 : Facteurs de risque de transmission virale Rappel de l'épidémiologie des virus Outils de typage virologique et examens complémentaires Risques viraux suite à un AES
Chapitre 2 : Revue de la littérature Source de contamination Modes de contamination Nombre de cas de transmission initialement identifiés Introdution des patients exposés
Chapitre 3 : Exemples d'information de patients
Chapitre 4 : Base juridique et aspects éthiques Base juridique Aspects éthiques
Deuxième partie - Recommandations Chapitre 1 : évaluation du risque Graduation du risque Démarches d'investigation Algorythmes décisionnels
Chapitre 2 : Les différentes étapes de l'information Constitution d'une cellule de crise Méthodologie d'information des patients exposés Information des professionnels de santé Suivi des patients informés La sortie de crise
Conclusion Bibliographie Tableaux bibliographiques synthétiques
Annexes Annexe 1 : Exemples de documents Déclaration CNIL Exemples de courriers d'information Ordonnance Création d'un numéro vert Guide de réponses Exemples de communiqué de presse Exemple de grille d'audit en anesthésie
Annexe 2 : Expériences d'information de patients exposés à un risque viral Résumés d'expériences d'inforamtion de patients Tableau synthétique d'expériences d'information de patients
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Hygiènes
Volume XIII - n°2 Avril 2005 Thématique Bonnes pratiques d’hygiène en hémodialyse Recommandations de la Société Française d’Hygiène Hospitalière
20.00 €
Résumé > Sommaire
Présentation Liste des tableaux synthétiques des recommandations Classification du niveau de preuve des recommandations formulées Membres du groupe de travail Membres du groupe de lecture
Préface
Chapitre 1 : Risque infectieux en hémodialyse I - Infections bactériennes I-1. Infections bactériennes associées à l’accès vasculaire I-2. Infections bactériennes non liées à l’accès vasculaire I-2.1. Contamination du dialysat I-2.2. Contamination des solutions médicamenteuses I-2.3. Contamination liée à des spécificités techniques de générateurs
II - Infections virales II-1. Hépatite B II-1.1. Généralités II-1.2. Circonstances de transmission II-2. Hépatite C II-2.1. Généralités II-2.2. Circonstances de transmission II-3. Hépatite D II-4. Hépatite G II-5. Infection par le TTV II-6. Infection par le VIH
III - Risque lié aux agents transmissibles non conventionnels
Chapitre 2 : Surveillance épidémiologique et signalement des infections en hémodialyse I - Les infections d’accès vasculaire I-1. Définition de l’infection d’accès vasculaire pour hémodialyse I-1.1. Infection sur fistule native ou prothétique pour hémodialyse I-1.2. Infection sur cathéter d’hémodialyse I-2. Recueil des données I-3. Expression des résultats
II - Les bactériémies
III - Les infections virales III-1. La prévalence III-2. L’incidence
IV - Le signalement des infections nosocomiales Textes officiels
Chapitre 3 : Les accidents d’exposition au sang : données épidémiologiques et prévention I - Taux et facteurs de risque de transmission I-1. Virus de l’hépatite B I-2. Virus de l’hépatite C I-3. Virus de l’immunodéficience humaine
II - Données épidémiologiques sur les AES en dialyse
III - Prévention des AES III-1. Les précautions standard III-2. Les matériels dits «de sécurité» III-3. Les situations à risque d’AES en hémodialyse Textes officiels
Chapitre 4 : Hygiène lors des soins aux patients I - Précautions lors de l’utilisation de l’accès vasculaire I-1. Prévention des infections sur fistule I-2. Prévention des infections sur cathéter I-3. Choix des antiseptiques I-4. Mesures de prévention lors de la manipulation du circuit sanguin
II - Organisation des soins
III - Entretien des locaux et équipements et gestion des déchets
IV - Prise en charge des patients infectés IV-1. Infections virales à VHB, VIH, VHC IV-1.1. Prise en charge des patients infectés par le VHB IV-1.2. Prise en charge des patients infectés par le virus de l’hépatite C (VHC) et/ou de l’immunodéficience humaine (VIH) IV-2. Tuberculose IV-3. Bactéries multirésistantes aux antibiotiques
V - Démarche qualité et gestion des risques Textes officiels
Chapitre 5 : Conception des locaux I - Conception générale d’une unité de dialyse
II - Le poste patient Textes officiels
Chapitre 6 : Désinfection et maintenance des générateurs d’hémodialyse I - Sources de contamination des générateurs I-1. Sources de contamination bactérienne I-2. Sources de contamination virale
II - Définition des objectifs à atteindre pour la désinfection des appareils de dialyse II-1. Dispositif médical stérile à usage unique II-2. Désinfection de niveau intermédiaire II-3. Désinfection de bas niveau
III - Procédures de traitement des générateurs et composants externes III-1. Généralités III-1.1. Application des méthodes de désinfection préconisées par le fabricant III-1.2. Élaboration des procédures et protocoles écrits par l’établissement de soins III-1.3. Enregistrement des actions réalisées III-1.4. Formation et information du personnel III-1.5. Evaluation périodique de l’application des méthodes retenues III-2. Traitement des circuits hydrauliques des générateurs III-2.1. Le nettoyage III-2.2. Le détartrage III-2.3. La désinfection III-2.3.1. Désinfection chimique III-2.3.2. Le rinçage III-2.3.3. Désinfection thermique et thermo-chimique III-2.4. Sécurité III-2.4.1. Analyse de risque III-2.4.2. Contrôles de la désinfection et traçabilité III-2.4.3. Contrôle du rinçage III-2.4.4. Système d’alerte III-2.4.5. Autre sécurité III-2.5. Efficacité des procédés sur le biofilm III-2.5.1. Caractéristiques du biofilm III.2.5.2. Efficacité des méthodes de désinfection sur le biofilm III-2.6. Le stockage des générateurs III-3. Désinfection de la surface extérieure des générateurs et des composants externes III-4. Maîtrise des risques liés aux composants externes du circuit hydraulique III-4.1. Les tuyaux de connexion du dialysat III-4.2. Les pipettes d’aspiration des concentrés et du désinfectant III-4.3. Tuyau reliant la boucle de distribution d’eau au générateur de dialyse III-4.4. Tuyau de rejet à l’égout du dialysat III-4.5. Concentré bicarbonate III-5. Mesures particulières liées à des spécificités techniques III-5.1. Filtration du dialysat III-5.2. Les protecteurs de capteur de pression III-5.3. Le « waste handling option » (WHO)
IV - Hygiène et sécurité du personnel
Glossaire Textes officiels Annexes Annexe 1 : Analyse des accidents d’exposition au sang survenus en dialyse d’après les données du réseau de surveillance des AES du C.Clin Paris-Nord Annexe 2 : Analyse du risque d’accident d’exposition au sang et prévention au cours d’une séance d’hémodialyse Annexe 3 : Exemples de protocoles et d’outils d’évaluation du déroulement d’une séance d’hémodialyse Annexe 4 : Risque d’infection nosocomiale lors d’incidents ou accidents pendant une séance d’hémodialyse Annexe 5 : Composition et activité anti-microbienne de produits désinfectants pour générateurs d’hémodialyse Annexe 6 : Seuil de détection de tests de recherche de traces de désinfectants Annexe 7 : Textes officiels Annexe 8 : Sites internet utiles
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Volume XII - n°5 Septembre 2004 Thématique Prévention de l'acquisition et de la transmission des germes respiratoires dans la mucoviscidose
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Volume XII - n°3 Juin 2004 Thématique Gestion pré-opératoire du risque infectieux
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2003 - Volume XI - n°5 Thématique Risques infectieux post-opératoires
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2000 - Volume VIII - n°6 Thématique Conférence de consensus : Prévention du risque aspergillaire chez les patients immunodéprimés
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